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10 jours dans les Pouilles-Salento (22 août-1er sept. 2014)

*Où et comment se loger ? Pour 10 jours, choisir 2 points de chute. Nous avons choisi Ostuni puis Lecce, mais il est possible de faire un arrêt d’une nuit à Matera, qui est une relative expédition depuis Ostuni (même si ça se fait très bien). Nous sommes passés par Airbnb, avons réservé en avril (tout : location de la voiture, avion et logement) et l’accueil a été super. À Ostuni, nous étions chez Corrado et à Lecce chez Marco. Deux petits apparts parfaits, chaque fois dans le centro storico et hyper agréables avec un très bon rapport qualité-prix.

*Les indispensables à emporter :
-une Fiat 500, qu’on loue sur place ou en avance depuis la France (Europcar, Aeroport de Bari Palese)
-1 masque de natation ou de plongée, indispensable, car le littoral regorge de jolis fonds limpides et cristallins et de jolis poissons. Cela permet aussi de repérer où sont les cailloux pour remonter sur les plages de rochers.
-des sandales en plastiques (méduses ou chaussons de canyoning), pour les plages de rochers (ou scogli).
-la carte des plages (3€) à acquérir à l’office du Tourisme de Lecce : elle indique quels vents rendent la mer calme et s’il vaut mieux aller vers l’Adriatique ou la Mer Ionienne. Il vaut mieux choisir les plages du Salento en fonction des vents (scirocco ou tramontana), pour avoir au moins mare poco mosso, sinon mare calmo. Lire ICI

*Quoi et où manger ? Le Salento et les Pouilles, c’est la région du manger local et du Slow Food. Tout y est extrêmement bon et cueilli ou cuisiné local.
-Profiter de Ostuni da gustare fin août, sagra de tous les bons produits de la région.
-Aller boire un mojito au Riccardo Caffè à Ostuni : bar branché, lounge et ruelles fascinantes le soir, y compris autour du duomo
-tenter le restaurant (cher) dans une grotte, avec vue sur la mer (by night) de Polignano a Mare, Grotta Palazzese
-Manger à la Taverna del Duca à Cisternino (Valle d’Itria)
-Déguster une glace aux Vizi degli Angeli à Matera ou chez Martinucci à Lecce
-Boire un caffè macchiato avec un pasticciotto sur la place de l’amphithéâtre à Lecce
-Manger les médaillons de maiale à Casa Maialotti à Lecce (suc-cu-lents !)
-Savourer une bière Birrozza (de vers San Cesareo) avec des friselle et/ou une parmigiana di melanzane (au passage, rien à voir avec Parme) da Mamma Elvira (Lecce)
-Enfin, acheter et rapporter absolument une valise d’huile d’olive di nicchia, locale, dall’Antica Masseria Brancati, par exemple ou la Prima Pietra ou la Filo di Seta da Tratturi Reali

*Conduire dans les Pouilles : Alors… comment dire ? C’est du sport ! 🙂 1) S’habituer à la 3e voie, centrale, y compris sur la ligne continue: ils vous doublent, au milieu, si bien qu’on ne sait plus s’il vaut mieux serrer à droite, ce qui laissera inévitablement passer l’agité qui vous colle, ou ne pas serrer pour empêcher ça (mais au risque d’en voir arriver un en face qui fait pareil…). Les zébra sont par ailleurs une voie conçue pour doubler, il faut s’y faire… 2) La légende du STOP à ne pas marquer au risque de se faire emboutir par l’arrière n’en est pas une : dans le Salento, le STOP est, au mieux, un cédez-le-passage qu’on ne marque jamais et, au pire, inexistant car le conducteur regarde s’il n’y a personne avant d’éventuellement s’arrêter à votre arrivée… Et vous double agacé s’il n’y a personne à votre STOP et que vous vous arrêtez quand même. 3) Tout ceci est compliqué par une absence quasi totale de marquage au sol, inexistant ou totalement effacé. Au début, cela perturbe (voir aussi rubrique STOP avec panneau dans les feuillages et aucune matérialisation par terre = vous faites comme eux, vous finissez par griller les STOP, parfois même sans le faire exprès…). 4) le clignotant est en option sur les voitures italiennes, même sur autoroute. On a dû voir clignoter 3 véhicules en 12 jours… 5) les petites routes sont quasi toutes en lignes continues (effacées, mais bien présentes), limitées entre 40 et 50km/h et ponctuées de panneau « interdiction de doubler » MAIS tout le monde est à 80 (voire plus) et ça double à fond, quitte à se rabattre sous le nez du type d’en face… Autant ne pas aller trop vite pour avoir le temps de réaction ! J L’état italien ferait fortune en parsemant les Pouilles de quelques radars, c’est moi qui vous le dis… 6) pour se garer, éviter quand même les terrains vagues surtout en zones très fréquentées, balnéaires (genre Gallipoli), car c’est sans doute là que nous nous sommes fait piquer notre enjoliveur de pare-choc… 7) Enfin, l’italien (Pugliese, mais pas seulement) téléphone (généralement) au volant et gesticule en parlant, et accessoirement, il tient le volant… Une anecdote qui résumera bien pour terminer : arrivant à un rond-point (parsemé de cédez-le-passage tout autour, donc), j’arrive un peu vite en ayant l’air de ne pas vouloir respecter mon point d’arrêt (mais bien décidée à le faire tout le même), ce qui a été interprété par la dame engagée dans le rond-point par : « la 500 ne va pas s’arrêter ». Ladite dame s’arrête donc… mais moi aussi, respectant le code de la route. Résultat : insultes visuelles à travers le pare-brise à force gestes italiens de ladite dame !!!!…

*À voir… (cliquer sur les photos pour faire défiler la galerie… et plus bas, le détail de notre parcours):

OSTUNI
J1 : arrivée à Ostuni vers 18h. Courses. Tour dans Ostuni. Mojito au Riccardo Caffè. Charme de l’atmosphère lounge grâce aux poufs dans la rue, et autour du duomo… Au pied des murailles, place à Ostuni da gustare (nous sommes dans la région du Slow Food), où l’on assiste à une mini-conférence sur les oliviers bi ou tri-millénaires qui parsèment la plaine jusqu’à la mer depuis Ostuni (Masseria Brancati, Lu Spagnuli…)

J2 : Nous sommes samedi et nous allons au marché, place du marché… Que de bons et beau produits, c’est là où l’on s’en tire à 5€ pour 1kg de figues, 1 kg de raisins, 1kg de tomates et 1kg de pêches ! Evviva l’Italie du Sud. L’on achète aussi quelques belles olives (énormes), du jambon San Daniele, 2 burrate et c’est parti… Après-midi à Polignano a Mare, avec pause baignade. Le soir, c’est la festa del pesce et le palio del mare (Mareviglioso) sur le lungomare au dessus de la falaise, mais nous rentrons à Ostuni manger les arrosticini dell’Abruzzo et des strascinate ai faggiolini, à Ostuni da Gustare, au pied des murs… Douce ambiance de cette dégustation all’aperto, sur des bancs et tables installées là, malgré quelques rares gouttes de pluie…

J3 : Départ pour la Valle d’Itria: Cisternino, très charmant village blanc, puis Locorotondo où nous nous déjeunons à la Taverna del Duca (goûter à la torta di ricotta, excellente, et aux strascinate con capocollo, pomodori e purè di fave). L’après-midi se déroule à Alberobello (un peu décevant pour son côté trop Disneyland côté touristique, et bien plus passionnant et plein de charme, en face, dans le quartier encore habité). Fin de l’après-midi à Martina Franca.

J4 : départ pour Matera (Basilicata). Le trajet est un peu long et chaotique par les petites routes, mais on y parvient vers midi. Déjeuner dans la partie basse des Sassi, d’une salade truffée d’excellent crudo, au très recommandable café Keiv. Visite passionnante des Sassi di Matera, dont les églises rupestres, la Casa Grotta di Vico Solitario, reconstituée en 1965 avec les meubles de la famille qui l’occupa jusqu’en 1956 (ils étaient 10 là-dedans, avec les animaux, les poulets, l’âne…). L’on découvre en sortant la neviera qui servait de stock de neige parfois jusqu’au printemps bien avancé. Pause gelato Pza San Francesco (a I Vizi degli Angeli). En partant depuis l’autre bout de Pza San Francesco, côté Pza del Duomo, nous passons devant la fameux hôtel Sextantio Le Grotte della Civita, où passer une nuit (bien que fort chère) est conseillé si l’on y reste le soir… Retour à Ostuni, balade vespérale dans la ville.

J5 : journée de plage à Torre Pozzelle, l’une des plus belles plages d’Ostuni, et très sympa avec sa petite paillotte où manger une puccia (mozzarella, pomodori e rucola, par exemple) à midi, et acheter une barquette de figues au camion du papy à côté… De retour à Ostuni, c’est la cavalcata di Sant’Oronzo (Saint Patron protecteur de la ville mais aussi de tout le Salento jusqu’à Lecce), feu d’artifice et re-mojito au super extra lounge et non moins branché Riccardo Caffè.

J6 : au matin, après avoir rendu les clés de notre point de chute à Ostuni, nous nous rendons à la très ancienne Masseria Brancati où nous avions réservé pour la visita guidata commentée de l’oliveraie (et ses oliviers millénaires monumentaux, protégés depuis 2007 à la fois par une loi européenne les recensant par puce via un satellite, et par le progetto puglia) et des frantoi, qui sont là – pour les plus anciens, depuis les Romains… On y apprend plein de choses, notamment que l’olivier est éternel (car il suffit de regreffer à l’infini ses racines), que la meilleure huile se fait avec des olives acerbe (non parvenues à maturité). Après l’étape dégustation, nous repartons avec une bouteille d’huile bio… Petite incursion ensuite dans la Valle d’Itria à nouveau, où nous cherchons le trullo sovrano, hélas à l’abandon, ce qui nous conduit à Pascarosa, un lieu-dit superbe au milieu des trulli… déjeuner à l’azienda agrituristica Aurora. Nous arrivons à Lecce vers 16.30. Découverte nocturne de la ville : fascinante. L’une des plus belles villes d’Italie, calme et très animée à la fois, où le tuf apporte à l’atmosphère apaisement et clarté nocturne…

LECCE
J7 : direction Gallipoli et la plage de Baia verde… Immense plage de sable blanc et fin, digne des Caraïbes, mais déjà très fréquentée vers 10.30… Visite et déjeuner à Gallipoli, au Caffè del Mar, restau « à touristes » à cause de la vue, car la pizza degli Scogli est bonne mais un peu grasse tout de même. Pas grave, on a vue sur la mer ! on était fatigué et affamé, on s’est contenté du paysage, et la pizza n’était pas si mal, après tout. Après-midi, direction Porto Selvaggio : et là, c’est le paradis dans les rochers, il y a même une petite grotte en face où l’on se rend à la nage et où le soleil se reflète comme dans la Grotta Azzurra à Capri… THE place-to-go, et l’endroit se mérite, car il faut sacrément marcher mais on décide illico d’y retourner le dernier jour…

J8 : Direction l’Adriatique, Roca Vecchia, Grotta della Poesia puis Torre dell’Orso (bellissime, Le Due Sorelle, mais plages privées et totalement bondées). Pause déjeuner à la plage de Sant’Andrea, où nous mangeons un excellent antipasto-buffet de légumes frits, tout simple, mais savoureux da Il Porticciolo. Après-midi à Otranto, visite de la superbe Basilica bisantina avec sa mosaïque. L’après midi se termine par un plouf à Porto Badisco, petite crique sympa mais sans plus. Retour à Lecce.

J9 : Direction la mer Ionienne, Punta Prosciutto, où l’on se baigne dans les rochers en nageant jusqu’à la plage de sable. Retour à Lecce, visite de quelques églises baroques : Santa Croce, Sant’Irene.. Bière Birrozza e friselle da Mamma Elvira, puis restaurant à Casa Maialotti.

J10 : pour le dernier jour, c’est direction l’endroit que nous préférons depuis le début : la crique de Torre Uluzzo et dans la foulée Porto Selvaggio où l’on reste toute la matinée… Balade dans Lecce l’après-midi, avec pause caffè macchiato + pasticciotto au CinCin bar (pl. de l’amphithéâtre). Visite des églises San Matteo, Santa Chiara, et vue sur le théâtre romain.

 J11 : retour.

Liens utiles :
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De Bari à Brindisi, Cap sur les Pouilles (l’Express)
Salento-online
Mappa di Spiagge e mari : Maresalento

 

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